Publié dans Economie

Cinquantenaire de la BFM - Mise en place d’une plateforme nationale de transfert de fonds instantanés

Publié le lundi, 19 juin 2023

Inclusion et innovation financière. C’est de cette manière que la Banque centrale de Madagascar (BFM) entend marquer la célébration de son demi-siècle d’existence. Une célébration qui a été lancée officiellement hier à Antaninarenina en présentant les projets futurs de l’institution, notamment la construction d’un nouveau bâtiment à proximité de l’actuelle banque, en vue de l’extension des activités de cette dernière. Outre ces projets d’extension, Aivo Andrianarivelo, gouverneur de la BFM, a aussi annoncé la mise en place d’un switch national de paiement qui devrait être opérationnel avant la fin de cette année. A noter que ce switch national de paiement prendra le rôle de plateforme nationale d’interopérabilité des paiements électroniques qui permettra de réaliser des transferts de fonds instantanés de compte à compte et de banque à banque en tout temps. 

En effet, dans un monde où l’inclusion financière est reconnue comme un vrai catalyseur de développement et de réduction de la pauvreté, de nombreux acteurs du monde financier ont mis l’accent sur l’importance de réduire l’utilisation des moyens de paiement scripturaux au profit des moyens de paiement digitaux. C’est dans ce cadre que se développent de manière exponentielle de nouvelles offres financières digitales grâce à l’arrivée sur le marché de nouveaux types d’acteurs. On peut citer bien sûr les Etablissements de monnaie électronique (EME). 

Evolution 

Au tout début, Madagascar ne comptait que 3 banques. Actuellement, 13 banques sont recensées, en plus de 3 établissements financiers, 13 institutions de microfinances, 3 établissements de monnaie électronique et 5 entreprises d’assurance, ce qui revient à une quarantaine d’établissements financiers sous le contrôle de la CSBF ou Commission de supervision bancaire et financière. Ainsi, dans ce contexte de multiplication des initiatives et des acteurs, l’enjeu d’interopérabilité devient primordial, dans un souci de mise en commun des infrastructures, des réseaux de distribution et, d’une manière générale, des canaux d’accès à ces services financiers. Le tout s’inscrit dans un objectif global de proposition de valeur forte pour les populations, tant sur l’offre elle-même que sur la couverture géographique des services financiers. 

Certes, l’interopérabilité des transactions permet aux acteurs d’offrir un panel bien plus large des cas d’usage d’une part, et d’étendre drastiquement son périmètre géographique d’intervention d’autre part. Ce point est d’autant plus pertinent que le monde rural reste aujourd’hui encore largement exclu des services financiers. Grâce à ce système d’interopérabilité des moyens de paiement digitaux, il sera possible d’impacter directement sur l’inclusion financière et la réduction de l’utilisation du cash, en facilitant notamment l’utilisation des services bancaires sans agence pour chaque citoyen résidant n’importe où dans le pays.

 

La Rédaction

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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